vendredi 25 décembre 2015

Mère Noelle, la vérité !

La mère Noëlle est peu connue, cependant elle existe au-delà des brumes nordiques et océaniques ainsi des aveuglements masculins des sociétés patriarcales qui effacent vite la présence féminine des histoires qui nous font depuis le début de l'humanité. N'oublions pas même si nous le savons de trop peu, que cette femme qui vit dans un monde de glace est chaleureuse de cœur et  participe immensément aussi à l'industrie cadeausale en cours depuis plus d'un siècle avec les traditions bouffonnes, idiotes mais bonnes au fond quand même avec son lot fondu d' irrationalités confondantes.
A l'instar de Jésus, la mère Noëlle n'a que peu d'éléments historiques à nous fournir et elle donne des bonnes nouvelles avec les cadeaux auxquels elle contribue dans l'ombre et le gris des forêts gelés ou hibernent les ours tandis que Madame Noëlle trime dans un anonymat qui l'honore même si celui-ci nuit à établir la véritable force que la femme fait à la société mais peut-être son narcissisme n'a nul besoin de tout ce fatras d'annonces qui fait d'une barbe blanche au vêtement rouge un bonhomme célèbre et convivial.
Le père noël est vieux on le sait, il vit en Finlande dans des saunas et des cabanes de bois ou on lui fout la paix...
. Et pendant cent ans la solitude l'a accompagné comme un brave type vivant dans un ermitage ou les rennes, les lutins, des nains et quelques communistes égarés lui tenaient compagnie normale dans un pays vert et neige pur de toutes pollution urbaine et de niaiserie moderne.
Mais un jour d'automne lourdement long comme un temps solaire au sahel débarqua d'on ne sait pourquoi et quand le ou advient de cette histoire rocambolesque et amoureuse comme les livres n'en recèlent que très peu, une femme perdue dans la forêt comme un épiphénomène peu analysable vint s'ensabler à la nage, est-ce le courant marin, le cœur intuitif ou des hormones dilatées, on ne sait tout les mystères de l'homme, de la femme, du sexe et du reste..
Ce jour là ou des oiseaux noirs diurnaient gentiment en haut des arbres Valaïblacharan rencontra Bicholtraspi ou pour les non initiés Mme futur Noëlle rencontre Mr déjà Noël pourquoi cette rencontre, je ne le sais pas mais il est fort probable que dans un cours de l'université populaire de Caen Michel Onfray apporte une réponse qui ne sera pas dénuée de doutes...
La mère Noëlle est nait tardivement dans une soirée boréale sur un iceberg en dérive. La guerre à l'époque décimait du monde comme elle se plait à le faire. Sa naissance fut miraculeuse et sa survie aussi car elle vécut trois ans de ses premiers temps en suça des glaçons, on suppose aujourd'hui que des nanoparticules d'oligoéléments étaient présent dans cette glace plus qu'antique.
Avant son mariage peu connu, elle eut une vie dans la Russie soviétique. Dans ce régime dur qui ne faisait pas de cadeau, elle ressorti douce et faiseuse de cadeaux, signe que sa maturité était touchée par la folie ou l a grâce...
Sa reconversion eu lieu après quelques titres olympiques ou elle médailla son poitrail de trois titres en nage.
Elle devint tireuse d’arbres coupés  qu'elle conduisait des côtes finlandaises jusqu'au ports soviétiques en longeant parfois une étrange chose comme un sous-marin occidental peint couleur sapin qui l'escortait dans sa nage chargée.
La russe rusée vint un jour de forêt prés d'une cabane insolite dépourvue de toute banalité silencieuse et boisée comme il devrait en être, non ,des chants joyeux et enlevés montaient de la gorge de centaines de nains et des lutins vifs dansaient comme des toupies, des milliers de cadeaux en stock immenses et démesurées enlevaient ici toute rusticité à cette clairière surtout par les rames de papiers cadeaux flamboyant qui allaient et venaient comme de géantes feuilles mortes au grès de ce va et vient d'une fourmilière à visage presqu'humain ou passaient aussi les multicolores ficelles brillantes en bandes infinis dans les mains habiles de ces gens de légendes.
De ce jour vous saurez qu'une complicité naquit entre la nageuse de force et le barbu retranché. L' idylle fit  du bien à tous car le boulot du blanc barbichon est sacrément dur, !
Et aussi discrète et dévouée que soit l'action de Madame Noëlle, je puis vous dire ce qu'une nuit arriva dans les temps froids et durs de cœur quand le monde était coupé en deux.
Tout le monde se souvient, du moins dans les pays baltes de l'année 1957 ou une pénurie de papier cadeau avait obligé les pauvres travailleurs et même les riches apparatchik à emballer les cadeaux dans des feuilles de la Pravda, à cet époque l'occident avait mis sur le compte des déficiences du système communiste cette absence significative de papier cadeau.
La réalité est autre, plus crue, poignante et dérisoire aussi.
Cette année le vieux père Noël plus débordé qu'un dieu compatissant et tout aussi seul qu'un pauvre hère s'il avait pu acheminer tout les cadeaux du monde entier et le tonnage nécessaire de papier cadeau eut un oubli regrettable dans sa logistique presque parfaite.
Les centaines de nains et de lutins avaient accompli vaillamment leur tâche, puis avaient festoyés comme il se doit dans de gargantuesques orgies, c'est alors que le drame survint : le père Noël avait omis de garnir suffisamment les lieux d'aisances de papier hygiéniques, tout ce monde se rabattit sur les papier cadeau....
Depuis la venue de Madame Noëlle, nul trouble n'est venu dérangé le fastidieux travail préparatoire de tout les noëls du monde, gloire à cette bienfaitrice inconnue à qui nous sommes bien redevable et qui à mes yeux est plus crédible que Jésus qui tarde à revenir sur terre...  

dimanche 13 décembre 2015

L'hiver a de beaux travers

L'hiver vient comme un refrain, l'hiver avec sa force de vous rompre, l'hiver a une force d'un livre. Il est écrit de sensations burlesques, le dépouillement de votre saison, il a un air frais comme une nouvelle vie rapace. Il vous tient debout en vous gelant tout cru dans votre peur de vivre...
L'hiver pénètre votre temps, vos lointaines rêveries et vous pleut dessus.
L'hiver a un paysage d'étonnement à offrir au passant qui s'arrête.
Le passant n'aime que passer c'est ça le hic, l'hiver l'invite contre une contrainte de consciences.
Dans un alpage de silence, se peut qu'une âme sourde sa beauté dans votre perte. L'hibernation est une patiente profonde.

La terre douce la vie

Terrible, terrible comme ça mine ce qui passe, comme ça sans rien avec un silence d'attente, attendre la chose....
Au fond de soi qu'y a-t-il ? ça vous visite le vertige de la descente...
Agrippé à une chute, le soleil a perdu, tenu par un rien je siffle la contrée.
La philosophie psychologique est un parachute d'attitudes. La descente catastrophique est lesté. Le cœur a des lourdeurs d'une fin d'un monde.
épuisé des impossibles rencontres, la terre m'accueille cimetierrement.
Je ne suis tenu par rien de connu. Ma vie à terre, le silence ami.

L'eau

J'écoute l'eau couler sur mon corps, la pluie, l'orage font un remue d'eaux et de couleurs dans le pays que je vois. Je suis seul et tendre au bord d'un talus, et l'herbe lascive dans un courant de boue s'étire dans le sens d'un courant, le ciel pas clair file à profusion des nuages gros et vitaminés d'une beauté grise. La maison que je jouxte est juste comme des murs sans lamentations. Je suis trempé et bien comme un qui a de la décadence une habitude sans hébétudes, je navigue dedans depuis des lustres de pacotilles interrogatives : Comment trouver le nord du doux dans ce qui ne vient jamais ? ou s'évader si mon cœur est une pierre brute ? ou mettre mon chagrin sans nom dans la décharge des anges ? L'air vacille dans ma contrée épidermique, j'ai eu vent que ma beauté s'allonge toujours plus bas que le niveau des songes, je suis tanné de la malédiction et puis je m'évade en silence.

vendredi 11 décembre 2015

Libres !

Ouais ! Nous sommes libres, écrivons comme des zèbres avec des pattes de mouche et des sons bizarres dans la tête...
Secouons nos cerveaux qui bavent devant les consignes et laissons-les tanguer dans leur jus de pauvres citrons sclérosés...
Écrivons comme des fous, le cou agité et des cris en bouche...
Dévions des sempiternelles bornes qui font frontières à nos espaces de démences.
Créons comme des démiurges et des devins demeurées qui lisent dans les étoiles l'avenir passé et le présent drôle.
Tapons des pieds et du cœur le ressort terrestre de nos ambitions de phrases.
Lisons en nous ce que le temps fait à nos pupilles, percevons dans nos propres yeux, la lueur créatrice et la rage de vivre.
Casse-toi miroir des illusions qui se plait à refléter la morne manie de se croire juste un, un , un.
Nous sommes milliardaires de perceptions et de sentiments.
J'écris d'une multitude de corps et d'envolées.
Nous sommes dans l'opposé des simplicités visibles.

samedi 5 décembre 2015

La nuit est longue


LA NUIT LONGUE

Métamorphose des alcools dans l'alambic des soupirs, vieillesse vive des sentiments de la lointaine planète sourde ou couve la pantomime navrée des amoureux réduits à se lutiner sous la lune rousse pour mourir neuf dans l'année finie.
L'alcool métamorphosé se réchauffe dans des amphores closes depuis un millénaire d'enterrement celtique.
Dans le bar du centre perdu "La princesse démoniaque", des serveurs grands aux allures doryphores bordent d'histoires fastidieuses des attablés décidés à ne plus bouger. Des histoires émaillées d'anecdotes vraies et bougrement lugubres.
Des festifs égarés viennent encore prendre breuvage à cette heure flottante et mélancolique ou la lumière et le calme cachent les cœurs qui courent...
Une fois dedans, la rue semble disparue pour de bon, le bar est vaste comme une salle de bals. Attente d'un sommeil dans cette ambiance de miel ouaté hors saison et sans pluie.
L'heure tourne sa manivelle mécanique dans des cerveaux à peu près brumeux.
Les néons, phares diaphane ici dans des coloris et dispositifs maniérés sont cycliques comme l'humeur traversée qui fait la pacotille des gens assis comme des sportifs en fin d'épreuves, émus comme des brouillards bleus.
Tout change comme la glace qui perd sa face quand la nuit vagabonde creuse les corps des vides du jour. L'aube vient avec une force d'une claque, le soleil dessiné qui farce la neige...
En bas du fleuve, la circulation de l'âme qui pousse les convives à voir les pertes et les alertes, brûle dans des tourbillons d'écumes, restes de la soirée enfuie, les pensées boisées, érotiques d'une bonne outrance.
Le jour venant est une trombe de pluies qui tombe sur la somnolence, la conscience maladroite, dans la forêt des sages d'abandons que constitue ce peuple fatigué des comptoirs.
Le fleuve, la vie renouvelée agite de peu la carcasse, les effluves des cuves des navrés chavirés qui bavent dans cette escale, leur cargaison en vrac dans le vague à l'âme font du confus et comme ils sont polis autant que malmenés, un silence digestif de tout ce qui ne passe pas les occupe et les leste lourdement sur un surplace.
La force est loin comme un souvenir sans appuis.

vendredi 4 décembre 2015

La Lune par hasard

Si dieu ne joue pas au dés comment en découdre avec lui ?
Tout les hasards mènent au dimanche blafard, mal rasé d'un jeune samedi à peine fini, le corps pris entre fourmis des plaisirs nocturnes et fatigue d'une jeunesse qui s'en va à pas de loup et un train de tortue.
Le hasard est un danseur jovial qui va plein de surprises mettre sa bonté vitale dans le cœur des choses n'en déplaisent aux raisonneurs, pisseurs vinaigrés qui prévoient le pire pour mourir d'ennuis avant que la pluie ne vienne leur donner des idées fraîches pour mouiller leur regard sec trop accroché au sordide qui les fascine et les mortifie tant qu'ils oublient qu'ils sont vivant sans raison valable, ni intention riche, ni rien de rien, rien que des croisements de poussières qui font d'eux des êtres vivants et organisés comme des polis politiciens qui vont dans le sens du vent de leur délire sans voir passer la mouche ou le papillon qui va à tire d'aile voler sa vie d'insecte dans la confusion humaine.
Je me voudrais dans la Lune avec l'espoir de mon enfance et la rigueur des désirs quant ils viennent de malheurs traversés, je me fous de la raison quant elle me liquide le cœur de la matière des angoissés, l'espoir est une source tenace que le hasard alimente étonnamment, alors j'irai dans la Lune dans un rêve confondant pour vivre neuf dans une nouvelle peau, celle de ma réserve de vivre qui me pousse à écrire et à maudire sans crimes.
La Lune centre des imaginaires et bout de la terre me hante de biens comme une folie féerique, par hasard elle donne des marées et des vertiges et toute cette lumière lunatique dans les nuits pleine d'elle.
Je vais par elle guérir de mes errances maladives, je vais à elle d'un souffle de volonté et elle me lave de sa vieille lave grise de toutes mes idées noires qui résonnent dans mon crâne chercheur comme un échappement pétaradant d'un vélomoteur toussotant et cramant toute l'huile de mes pensées macérées venues de toutes les peurs vécues.
Si le hasard me prête vie j'aurai demain un sourire d'amoureux et un cœur langoureux et enfin la tête vide pour dormir d'un sommeil ensoleillé