La Plaine n'est pas morne
La ville est pleine de bruit, ça tourne ici comme dans tout les cirques. Les voitures ont-elles quelque chose à dire ? Square Yves Montand il n'y a ni calme ni volupté.
Il y a des arbres en goguette sur un monticule de terre qui joue à l'oasis. Un parc de jeu pour enfant, et puis des bancs officiels ou pas pour que s'asseye du monde...
Quelle monde ? Celui qui passe par là; qui parle ou pas, qui regarde ou médite.
Nos yeux ont des choses à faire pour découvrir ce qui vit ici. Un présent se tisse d'imprécision, nos images dans nos cœurs auront tôt fait d'aménager les formes et les couleurs d'un film.
Il n'y a qu'à suivre un chien ou un ballon et nous jouons à vivre.
Il y a deux ceintures de bancs, deux lieux ou être assis, derrière ou devant les barrières du square.
Pouvons nous réfléchir à ce qui se prépare ?
Rester un peu, est-ce déjà prendre racine ici ?
Est-ce goûter de la terre du coin que prendre l'air un instant sur cette place qui doit changer ?
Regarder donnera des réponses. Des mouvement dessineront des intentions. Peut-être y verrons-nous un futur, des fantômes ou une éternité d'ambiance...
Les bancs sont-ils révolutionnaires, les bancs sont-ils des barricades ???
Maintenant que le temps accélère dit-on, maintenant que la ville affiche qu'elle accélère mais ou va-t-on ? Vers ou accélère cette ville...
Devant une ville qui va si vite, alors oui s’asseoir est révolutionnaire !!!!
Des bancs sauvages, des bancs qui ricanent !!! Voilà ce qui pousse à la Plaine et qui repousse quand on les arrache
Des bancs sont apparus et qui plus est dangereusement munis de tables eh oui, du peuple s'attable ici. Des tables ou poser sa quiétude sous forme de pique nique ou le vin rouge et la bière sont plus explosif que les cocktails Molotov...
Des bancs solides comme des assises, des bancs forts comme des plantes revêches.
Ils fleurissent ici comme du bois de bataille.
Des habitant vivent leur ville comme si leur vie avait le droit de dire " on veut des bancs, on fait des bancs et voilà" .
Place aux architectes, place aux planificateurs, place aux placements...disent des voix administratives chargées de parchemins et d'arrangements légaux et létaux. Des voix venues des bureaux, des maîtres et des agences ou les gens sont des pions à jouer pour la spéculation.
Et sur place que se passe-t-il ? Y' a-t-il du monde, des araignées, des résignés ???
Y'a un monde associatif qui tique, y'a un monde qui bougonne...
Y'a de la musique, des fatigués, des chiens...
De la couleur graffiti et des présences, oui des présences humaines, des déambulations de silhouettes.
Et des joueurs d'espoirs qui veulent croire en le faisant que la liberté vient de soi et qu'elle se vit ici loin du roi et des ses prérogatives...Le public est un peuple qui peut se passer de roi parfois...
vendredi 27 mai 2016
jeudi 26 mai 2016
Traverser une ville
ô beauté du jour dans une traversée de ville ou la vue d'un arbre m'a enlacé le cœur, et j'ai vu dans une douceur perçue, un bien être de vivre aussi fort qu'une cohorte d'êtres bons et fêtards. J'ai croisé dans une parure de jardin du monde clopant, avec des têtes d'indiens et un avec une démarche de blessé, près de moi ses paroles ont mis une sagesse. La ville avec du temps à vivre ouvre sa buanderie des rues et de parc. J’acquiesce au visage des passants leur allure de fondeurs. Ils ont des trouvailles à faire et puis une occupation à piller. Je dis ça parce que je marche avec une bienveillance égarée. Et cet égarement me va. Je vois dans les couleurs du calme à se faire. La plénitude du soleil a des essors de bassin. Elle se promène comme une pluie attendue. Je veux vivre d'étonnements et de gentillesses.
mardi 24 mai 2016
Une assise d'âme
Quand une détresse t'enfonce le moral, laisse une porte ouverte à la nature, quand ton cœur a trop de pleurs laisse le ciel prendre sa part, si tu es muet de désolations, écoute le vent qui chemine et fait un clin d’œil au hasard, qui sait ?
Un être presque vrai et vraiment doux viendra, une beauté du monde derrière des ruines apparaîtra, tu es vivant de devinettes... Si tes réponses sont féroces laisse décoller ton imagination pour mettre du bleu sur un coup de sang.
Y'a de la joie qui circule en toi dans une tournure ou des arbres vigilants te guérissent de tes émotions et t'ouvrent à une paix qui possède des élégances et une force de sagesse, tu es là pour t'ouvrir comme une fleur dans une approche offerte, sois doux dans le dedans de toi comme une soie tissée d'intentions ou l'abandon et la joie peuvent faire une ronde autour du feu de l'âme
Un être presque vrai et vraiment doux viendra, une beauté du monde derrière des ruines apparaîtra, tu es vivant de devinettes... Si tes réponses sont féroces laisse décoller ton imagination pour mettre du bleu sur un coup de sang.
Y'a de la joie qui circule en toi dans une tournure ou des arbres vigilants te guérissent de tes émotions et t'ouvrent à une paix qui possède des élégances et une force de sagesse, tu es là pour t'ouvrir comme une fleur dans une approche offerte, sois doux dans le dedans de toi comme une soie tissée d'intentions ou l'abandon et la joie peuvent faire une ronde autour du feu de l'âme
lundi 16 mai 2016
L'envie du partir
Putain ! L'envie de partir m'a prise par le cul et m'a propulsé à l'autre bout du champs, comme ça en deux envolées... J'avais marre de tout, de la paysannerie et de toutes les choses vécues dans les semaines de guerre. Le monde s'était ouvert à la canaillerie et j'avais plus rien à faire ici, ni rien à dire à mère toute bondieudisée. Partir à Paris ou ça chauffe. Partir là-bas ou ça se défend. J'avais des idées et des chaleurs de quoi tracer un chemin. Septembre pluvieux m'aller dans ma dérive. j'avais des mots à jeter dans la Capitale. J'avais des intentions à déchirer. Prendre le train jusqu'à la dernière gare de nuit. Parce qu'ici même avant la guerre et la prusserie débordante, les bourgeois défilaient leur suffisance et la crapoterie de leur vie était insignifiante d'existence. Mourir ici c'est tout ce qui m'attendait si je m'attardais ne fut-ce qu'une semaine dans ce hameau ou le son de la pluie est la chose la plus intelligente que j'ai entendu. Mon esprit poussait mon souffle pour courir le monde. Courir pour nourrir ma soif. Ma vie est une soif. Ma vie a des lettres et je vais les jeter dans la grande ville ou un peuple se chauffe d'idées vives. Marcher beaucoup et loin, voilà un ressort à ma détente, voilà ma force venue dés l'aube et dans l'ombre posée des arbres silhouettes quand la nuit s'évapore. Vois le blanc du ciel si beau, si doux de tendres et de pâles visites, quand le soleil cru encore caché dans la nuit en fuite, tire sa blancheur dans le pays brume. Je suis un évadé de la violence, je suis en évasion douce et je file par les chemins et les routes débonnaires ou les oiseaux crient leur vie délurée prés de peupliers flottant. Médiocres et finies les rondes habitudes talonnent le monde qui va obscur perdre forces et raisons dans une folie vicieuse. je vois l'éclat de ma création et le ponton de mes phrases me faire des traversées dantesques dans une diablesse agitation. Dieu m'est inconnu comme toutes les sœurs de charité. J'irai à genoux dans l'herbe suave goûter ma mort qui danse déjà dans mes yeux dévoreurs. Je veux le soleil dans ma vivacité et le défilement pourpre des idées miraculeuse dans ma volonté arrêté. Je suis poète à vue qui va dans le devenir du monde neuf et armé d'une âme propre. Mon âme est vieille comme une torpeur. Je suis étonné d'être si prompte au courroux, car ma colère ne saurait prendre dans cette terre maussade qui n'engrage que l’intérêt commun et la couardise des sentiments. Autant dire que je détale sans lendemain de cette haute bêtise qui est promise à tout soldat bonhomme de la société vile. J'ai des croissances à faire hors des murs, le vent me jette comme une nuée dévorante. Je bois l'air que soulève mes pas. La poussière des aventures est l'or de mes avancées, je suis riche des cristaux neigeux des altitudes de mes pensées perdues. Mes pensées perdues sont des merveilles de trouvailles. J'irai loin par elles comme un bohémien dégrossi. J'ai des chants et des danses à faire par coup d'inventions. Je suis obéissant aux arbres. Je suis frappé de nature. Et si l'écriture m'éclate, elle le fait dans le printemps des promenades au bord des eaux et dans la trouée feuillu des navigations de marches. Franchir des frontières infinis comme une barbelade de déchirure, voilà ma vie !
Révolution du jour
La politique est à réinventer, la création est à renouveler, dans les parterres et les silences, loin des installations et des coutumes, refait les couleurs du monde avec ta confusion, ton hésitation et ta peur, pourvu que ton cœur vienne dans sa beauté mettre une bannière de joie dans tes affolements, vient pisser sur le trottoir et mettre ton regard dur sur les murs trop propres. Met des couleurs sur tes idées vielles, met des pas sur les chemins à dessiner d'intentions imprudentes. Met à poil tes revendications et bouscule de grognement l'indécence des décideurs, sens ton âme faire la maligne comme une adolescente en rut, un adolescent vif de poésies. Va prendre dans la nuit et dans les rêves le signe des pas à prendre.
dimanche 15 mai 2016
Fin d'un jour...
La nuit, la solitude et le cafard dorment comme des coyotes, quand l'ennui lassé d'être debout tire ses pas sous la couverture. Le cœur faible est une bénédiction pour ne pas souffrir. Tout s'assoit dans le soir quand la torpeur est une amie, car le jour finit avec sa mélancolie crasse. Dormir est un projet grandiose, idéal comme une révolution.
lundi 9 mai 2016
Le pouvoir
Voilà y'a plus qu'à ouvrir le feu, la soldatesque est prête, les feux allumés et la panique et l'excitation se mélangent bien avant que le bruit des moteurs et toute la ferraille chenillée viennent mettre le son en vrac et les cœurs en folie. L'ennemi n'a plus qu'à faire un pas pour que notre village soit vu par lui, un beau village soit en dit en passant même si bien sûr en quelques heures tout brûlera avec entrain sous les obus et les bombes mêlées des deux camps. Je peux tenir le village avec une juste une compagnie de braves gars, le temps qu'il faut pour ralentir l'ennemi sauvage comme tout. Ce printemps de fin de guerre est froid et sent la poudre et le givre. Au moins pas d'avions à craindre pour ce matin. Y'a qu'à viser l'axe de progression des chars ennemis, ouvrir le feu, les voir s'embrasser, tirer encore un peu pour que leur infanterie morde la terre lourdement et puis se tirer parce qu'ils sont trop nombreux, les soldats de l'est qui viennent de leur pays ravagés par notre idéologie. J'irai à Berlin à reculons avec de la bière et du cigare, il faut ça pour que le moral tienne dans tout les grincements de la fatigue. La pluie d'obus est venue vite avec des flammes étouffantes et des bruits assourdissants, dés que trois de leur chars ont explosé sous les coups directs de nos fantassins équipés de panzerfaust. ça mittraille sec, une grêle de fer et de feux, de lumières bizarroïdes, après les maisons ne sont plus que des murs noircis, les arbres des branches figées et calcinées et nos hommes qui ne sont pas couchés sont partis en lambeaux sans rien pour les distinguer dans la fournaise intense qui fait fondre la neige. En arrière de nos lignes y'a encore du mordant qui crache à la mitrailleuse lourde et fait danser la première vague ennemie qui apparaît tout près de nos trous. J'ai décidé de tenir coûte que coûte car se replier maintenant serai être livré au massacre sous la horde fantasque qui envahit le village. Heureusement, ils ont peur et savent pas le peu de nombre que nous sommes. Nous tenons juste pour vivre et nous partirons dans le soir quand la nuit nous protégera et que nos pas feront une mesure de confiance dans nos peurs de mourir qui sont si vives que fuir est une idée fixe. J'ai le pouvoir de ne pas mourir tout de suite, sauf peut-être de peur mais ça ce n'est ni nouveau ni prêt de s'arrêter, c'est juste une habitue tenue par mon corps qui vibre de peur mais n'en meurt pas complètement, machinalement ma main sait ouvrir le feu et le fait, alors je ne suis pas tout à fait mort et la chaleur des armes est la seule vie qui tient mon cœur. J'oublie la famille quelque part à l'est dans une zone déjà occupée et pillée et je vois que tiens debout dans un coin de rue ou s’amoncellent de part et d'autres des cadavres en manteaux militaires et vareuses tâchées de sang chaud. ça mitraille encore et encore comme des chants d'oiseaux fous. Je me croyais fatigué et voici que debout j'abat du monde en cadence et bien que sentant le souffle des explosions qui me vise, j'ai la chance que les tireurs qui me visent sont trop loin pour bien me voir, et je fuis au moment ou ma soif m’étouffe et ou la poussière des toits effondrés avec leur lot de neiges poudrées me poussent instinctivement à fuir et je le fais au moment juste ou une immense explosion à trois mètres du trou ou je me tenais vient faire jaillir des étincelles immenses, résultat d'un coup direct hasardeux d'un mortier lourd et je recule avec cette chaleur dans mon dos quand je pivote pour me diriger hagard et encore solide dans la brume du combat qui couvre tout sur des kilomètres. Mon pouvoir est dans ma chance. J'ai perdu tout contact avec mes hommes dont certains ont du se replier. J'entend des débris tomber autour de moi, sans chercher à comprendre le pourquoi du comment je me tire vers l'arrière guidé par une soif terrible et un volonté de vivre jusqu'au soir pour dormir un peu et trouver un calme perdu depuis longtemps.
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